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Fellag : "Ma vie est au théâtre"

Le comédien Fellag va rencontrer les festivaliers ce lundi 9 octobre à 20h, pour une discussion autour de sa carrière. Il proposera ensuite une séance de dédicaces, avant de présenter le film Monsieur Lazhar, une projection suivie d’un débat. Il sera le lendemain sur la scène de la Passerelle, à Florange, pour son nouveau spectacle, Bled Runner. Interview.

 

Le Festival du film arabe et vous, c’est une belle histoire d’amitié…

Oui, je suis déjà venu plusieurs fois ici, dès ses tout débuts. J’ai vu le Festival grandir, évoluer… J’y ai fait des rencontres formidables, notamment celle de Mario Giubilei qui nous a malheureusement quittés l’hiver dernier.

 

Quel regard portez-vous sur le cinéma arabe d’aujourd’hui en général et algérien en particulier ?

Je le suis de manière lointaine désormais, pas de façon très fouillée. Le dernier film que j’ai aimé, c’est Le Caire confidentiel, ce fut pour moi un choc formidable, qui m’a réconcilié avec l’idée que l’on peut faire de bons films populaires, avec une histoire à la fois politique et sociale. Concernant l’Algérie, là aussi, je suis heureux de voir qu’il y a du renouveau qui se fait. J’ai vu récemment deux films marquants, par de jeunes réalisateurs : En attendant les hirondelles de Karim Moussaoui et Dans ma tête un rond-point de Hassen Ferhani.

 

Le cinéma a donc toujours une importance primordiale à vos yeux ?

Oui, même si je vois moins de films qu’avant, pour des raisons de calendrier. Mais le cinéma est une ouverture formidable sur le monde. J’ai été nourri par le cinéma, c’est grâce à lui que je suis devenu comédien. Vous allez aussi présenter à Florange votre nouveau spectacle, Bled Runner… C’est une réécriture des thèmes présents dans mes spectacles précédents, avec un autre regard. Il y aura à peu près un tiers de nouveautés, un tiers proche de ce que j’ai fait auparavant et un dernier tiers totalement remanié. Vous savez, ma vie se fait vraiment au théâtre, sur une scène…

Zoom sur…
Les comédies du Festival

Il est vrai que tous les films présentés ne prêtent pas forcément à rire. Mais nous avons sélectionné pour vous trois comédies qui ne manqueront pas de séduire vos zygomatiques… Tout d’abord deux films qui concourent pour le Prix du Public et qui proviennent du Liban : Halal love d’Assad Fouladkar (ou les aventures amoureuses d’hommes et de femmes qui tentent de suivre scrupuleusement les règles de l’Islam, et se retrouvent dans des situations rocambolesques) et Solitaire de Sophie Boutros, autour de fiançailles qui ne vont pas se dérouler comme prévu… Le Prix du Jury Jeune sera peut-être décerné à Timgad du Franco-algérien Fabrice Benchaouche, narrant l’histoire d’un jeune archéologue d’origine algérienne qui revient sur ses terres pour des fouilles et qui se retrouve entraîneur de foot d’une équipe de villageois...

3 QUESTIONS À RACHID BENHADJ

Le réalisateur Rachid Benhadj sur le tournage de l'Etoile d'Alger, entouré des comédiens

Rencontre avec le réalisateur de L’Étoile d’Alger, un des films forts du Festival qui présente l’art comme une arme contre le terrorisme.

 

Quelle perception avez-vous du cinéma arabe ?

Il a perdu de sa créativité. Il est devenu le reflet de nos sociétés malades qui vivent une grande crise identitaire. Depuis que l'argent des pétrodollars du Golfe a envahi et pris en main la production et la distribution cinématographique et télévisuelle arabes, la liberté de création a été mise de côté…

 

Dans votre film, il y a une confrontation entre l'art et le terrorisme. L'art est-il l'arme ultime contre le terrorisme ? Un gage de liberté ?

Dans tous les pays musulmans où les terroristes ont voulu imposer leur loi, ils ont interdit la musique, les représentations théâtrales et toute autre forme d'expression artistique. Jouer de la musique devenait dans ces pays-là un péché mortel pour l'artiste. Je crois que l'art est une arme ultime, pas seulement contre les terroristes, mais contre toute forme de dictature.

 

Qu'attendez-vous du Festival du film arabe de Fameck ?

Je vais faire une projection à Metz avec les scolaires et une autre à la Maison d’arrêt. Je trouve cela très enrichissant. Débattre de son film avec des enfants qui sont notre avenir et des adultes qui vivent un passage difficile de leur vie, seront des moments inoubliables dans la vie d'un cinéaste.

Masterclass événementielle avec

Mohamed Lakhdar-Hamina

Dans le cadre d'une journée professionnelle consacrée au cinéma algérien, la venue du réalisateur, producteur et scénariste algérien Mohamed Lakhdar-Hamina sera l’un des temps forts du Festival. Il sera en effet présent ce vendredi 13 octobre à 15h, à l’Hôtel de ville, pour revenir sur sa carrière de cinéaste qui a su prendre son temps avant de créer. En plus de cinquante années de carrière, il n’aura ainsi tourné que neuf longs-métrages. C’est dès 1966 et son premier film de fiction (après le documentaire Mais un jour de novembre) que son cinéma quitte l’Algérie pour se faire connaître à l’international. Le Vent des Aurès obtient ainsi le Prix de la Première Œuvre au Festival de Cannes, festival qui lui remettra la Palme d’or en 1975, pour Chronique des années de braise, une fresque historique de près de trois heures et seule Palme d’or du monde arabe à ce jour. Le réalisateur a d’ailleurs failli la remporter deux autres fois, pour Vent de sable en 1982 et La Dernière Image en 1986. Son dernier film, Le Crépuscule des ombres, est sorti en 2014 et a obtenu un tel succès qu’il fut sélectionné par l’Algérie pour être présenté aux Oscars. Et de Hollywood à Fameck, il n’y a semble-t-il, qu’un seul pas à franchir…

Kid's corner

Les enfants sont aussi à la fête au Festival ! Une exposition à partir de 7 ans leur est consacrée, avec À la découverte de l’Algérie avec Yasmine et Ilyès, qui permet aux plus jeunes de découvrir ce pays à travers les yeux d’enfants de leur âge. En salle Victor Hugo, ne manquez pas le ciné-goûter autour du film d’animation Le Voyage de Ricky, le mercredi 11 octobre à 14h30 et le dimanche 15 octobre à 11h, dans la même salle, un ciné petit-déj spécial contes africains avec Tales of Africa.

À vos agendas !

VENDREDI 13 OCTOBRE : Rencontre avec le cinéma "Place à l'Algérie" (entrée libre)

 

SAMEDI 14 OCTOBRE à 18h : remise des prix, en salle Victor Hugo à Fameck (sur invitation).

Cité sociale de Fameck (administration / animations)
2 rue de touraine - 57290 Fameck / citesociale@wanadoo.fr


Ligue de l’enseignement FOL Moselle (programmation et cinéma)
3 rue Gambetta - 57000 Metz / Tel. +33 (0)3 87 66 10 49 / cineligue57@gmail.com


Rédaction Mélanie Carpentier & Julien Wagner (La Veilleuse)
Conception SG Organisation / Nancy - www.sg-organisation.com

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